Je m’appelle Ana, j’ai 21 ans et je parle le graphisme.
Avant de me lancer dans mes études de graphisme, je le parlais, sans le savoir, avec mes parents. La seule nuance si je regarde qui je suis aujourd’hui, c’est que je le comprends bien mieux. Mes deux parents graphistes n’ont jamais eu l’air de graphistes et ne m’ont jamais d’ailleurs poussé à devenir graphiste. Pourtant, le graphisme est venu à moi et j’ai eu besoin de lui pour être comprise.
«L’argent ne fait pas le bonheur» mais «le bonheur ne rend pas forcément riche». Ces deux phrases me coinçaient et me plaçaient dans une sorte d’indécision bénéfique qui m’a poussé à apprendre et à réfléchir davantage et différemment. Je me suis donc lancée dans quatre longues années d’études
gymnasiales, avec une attirance pour les langues et pour les sciences politiques, en soit, une attirance pour l’expression.
Après avoir obtenu ma maturité gymnasiale, je me suis sentie soulagée et à la fois complètement désemparée. J’avais en poche la capacité de m’exprimer, mais j’éprouvais le besoin d’être comprise autrement !
J’ai donc choisi d’entamer des études de graphisme et de communication visuelle, dans l’espoir de parler une langue universelle.
Souhaitant par la suite m’engager dans des études de sciences
politiques, l’approche proposée dans les écoles de formation professionnelle suisse, m’a parue être une bonne solution dans mon processus scolaire pour prendre du recul et m'aider à poser des mots plus justes sur mes pensées et mes idées, des mots
graphiques qui ont touchée mon âme, des mots dans la langue universelle avec laquelle nous sommes toutes et tous né.e.s.
Projet réalisé en cours de packaging avec Carlo Parmigiani et en cours de graphisme avec Nicolas Zentner. Il s'agit d'un packaging pour un œuf vegan. Le packaging reprend l'idée des origamis, ce qui donne à l'objet un côté à la fois épuré et poétique. Le logo quant à lui vient sobrement dénoncer les œufs d'élevage intensif, en reprenant l'idée du tampon apposé sur ceux-ci.