Je m’appelle Ana, j’ai 21 ans et je parle le graphisme.
Avant de me lancer dans mes études de graphisme, je le parlais, sans le savoir, avec mes parents. La seule nuance si je regarde qui je suis aujourd’hui, c’est que je le comprends bien mieux. Mes deux parents graphistes n’ont jamais eu l’air de graphistes et ne m’ont jamais d’ailleurs poussé à devenir graphiste. Pourtant, le graphisme est venu à moi et j’ai eu besoin de lui pour être comprise.
«L’argent ne fait pas le bonheur» mais «le bonheur ne rend pas forcément riche». Ces deux phrases me coinçaient et me plaçaient dans une sorte d’indécision bénéfique qui m’a poussé à apprendre et à réfléchir davantage et différemment. Je me suis donc lancée dans quatre longues années d’études
gymnasiales, avec une attirance pour les langues et pour les sciences politiques, en soit, une attirance pour l’expression.
Après avoir obtenu ma maturité gymnasiale, je me suis sentie soulagée et à la fois complètement désemparée. J’avais en poche la capacité de m’exprimer, mais j’éprouvais le besoin d’être comprise autrement !
J’ai donc choisi d’entamer des études de graphisme et de communication visuelle, dans l’espoir de parler une langue universelle.
Souhaitant par la suite m’engager dans des études de sciences
politiques, l’approche proposée dans les écoles de formation professionnelle suisse, m’a parue être une bonne solution dans mon processus scolaire pour prendre du recul et m'aider à poser des mots plus justes sur mes pensées et mes idées, des mots
graphiques qui ont touchée mon âme, des mots dans la langue universelle avec laquelle nous sommes toutes et tous né.e.s.
Projet réalisé dans le cadre d’un cours de typographie avec Matthieu Huegi. L’objectif était d'agencer une double-page de manière contemporaine à partir d'un article tiré du Times avec un caractère donné, soit ici, une Century Schoolbook Monospace Regular.